Abstract
| Original language | French |
|---|---|
| Place of Publication | Paris |
| Publisher | Publisud |
| Number of pages | 322 |
| State | Published - 2004 |
Bibliographical note
ISBN : 2-86600-986-XCite this
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}
Paris: Publisud, 2004. 322 p.
Research output: Book/Report › Book › peer-review
TY - BOOK
T1 - Les Enjeux de la traduction littéraire
AU - Michel, Jacqueline
AU - Braester, Marlena
AU - Dotan, Isabelle
N1 - ISBN : 2-86600-986-X
PY - 2004
Y1 - 2004
N2 - De nos jours, il est incontestable que la traduction occupe une place de première importance dans la production littéraire. En ce qui concerne la critique des traductions, on constate que ce n'est que dans la seconde moitié du 20e siècle que commence, dans ce domaine, une recherche basée sur la matière première que constitue les textes traduits. Or, cette recherche s'est, depuis lors considérablement développée. Les débats entre les partisans du Verbum e verbo et les adeptes d'une traduction plus libre, non littérale, n'ont cessé de relancer la problématique de l'exactitude et de la fidélité de la transmission d'un contenu signifiant, et d'inciter les chercheurs à réinterroger et à reconsidérer « les enjeux de la traduction littéraire ». Le traducteur est amené à prendre conscience que, plus que le passage de langue à langue, la traduction littéraire concerne le passage de texte à texte ou, pour reprendre les termes d'Henri Meschonnic, de discours à discours, ce qui laisse entendre le primat empirique du discours sur la langue. Ce recueil regroupe des études présenté au colloque international sur « Les enjeux de la traduction littéraire » qui s'est tenu à l'université de Haïfa en janvier 2004. Il offre une riche variété de textes rendant compte d'expériences et de réflexions de chercheurs-traducteurs autour des questions que soulève la traduction littéraire. Les premières pages s'ouvrent avec Henri Meschonnic dont les recherches portent sur la théorie du langage et plus particulièrement sur la traduction on nourrit les interventions et les débats du colloque. Suivent, dans une première partie, des études où se trouve exposé, décrit théoriquement et pratiquement à partir d'œuvres littéraires spécifiques, l'acte de traduction et son importance pour le rapprochement des cultures. D'Europe, d'Afrique noir, du Maghreb, d'Extrême-Orient, des chercheurs traducteur nous parle de leur manière d'envisager et de pratiquer la traduction. Des questions spécifiques sont traitées, telles que la traduction d'un texte soumis à une contrainte formelle, où la traduction de textes hybrides, ou encore le travail d'écoute et de mise en voix… Par ailleurs, le cas de l'écrivain-traducteur retient l'attention de certains chercheurs, et fait l'objet de plusieurs études portant sur Baudelaire, Gérard Macé, Pierre Klossowski, Léa Goldberg. Dans la deuxième partie du recueil, les textes traitent de la traduction à l' œuvre en Israël (diverses pratiques, une enquête, un paysage éditorial…). Enfin les dernières pages sont consacrées à une récente « aventure en traduction » : Rabelais traduit en hébreu. Tous ces textes réunis témoignent du goût d'une paroles partagées ; d'un « traduire » qui peut savoir se faire « art ». Ils s'accordent pour souligner que la traduction ressort d'une re-création. Ils nous conduisent à penser que la création littéraire et la traduction ne peuvent que s'enrichir réciproquement dans leur démarche.
AB - De nos jours, il est incontestable que la traduction occupe une place de première importance dans la production littéraire. En ce qui concerne la critique des traductions, on constate que ce n'est que dans la seconde moitié du 20e siècle que commence, dans ce domaine, une recherche basée sur la matière première que constitue les textes traduits. Or, cette recherche s'est, depuis lors considérablement développée. Les débats entre les partisans du Verbum e verbo et les adeptes d'une traduction plus libre, non littérale, n'ont cessé de relancer la problématique de l'exactitude et de la fidélité de la transmission d'un contenu signifiant, et d'inciter les chercheurs à réinterroger et à reconsidérer « les enjeux de la traduction littéraire ». Le traducteur est amené à prendre conscience que, plus que le passage de langue à langue, la traduction littéraire concerne le passage de texte à texte ou, pour reprendre les termes d'Henri Meschonnic, de discours à discours, ce qui laisse entendre le primat empirique du discours sur la langue. Ce recueil regroupe des études présenté au colloque international sur « Les enjeux de la traduction littéraire » qui s'est tenu à l'université de Haïfa en janvier 2004. Il offre une riche variété de textes rendant compte d'expériences et de réflexions de chercheurs-traducteurs autour des questions que soulève la traduction littéraire. Les premières pages s'ouvrent avec Henri Meschonnic dont les recherches portent sur la théorie du langage et plus particulièrement sur la traduction on nourrit les interventions et les débats du colloque. Suivent, dans une première partie, des études où se trouve exposé, décrit théoriquement et pratiquement à partir d'œuvres littéraires spécifiques, l'acte de traduction et son importance pour le rapprochement des cultures. D'Europe, d'Afrique noir, du Maghreb, d'Extrême-Orient, des chercheurs traducteur nous parle de leur manière d'envisager et de pratiquer la traduction. Des questions spécifiques sont traitées, telles que la traduction d'un texte soumis à une contrainte formelle, où la traduction de textes hybrides, ou encore le travail d'écoute et de mise en voix… Par ailleurs, le cas de l'écrivain-traducteur retient l'attention de certains chercheurs, et fait l'objet de plusieurs études portant sur Baudelaire, Gérard Macé, Pierre Klossowski, Léa Goldberg. Dans la deuxième partie du recueil, les textes traitent de la traduction à l' œuvre en Israël (diverses pratiques, une enquête, un paysage éditorial…). Enfin les dernières pages sont consacrées à une récente « aventure en traduction » : Rabelais traduit en hébreu. Tous ces textes réunis témoignent du goût d'une paroles partagées ; d'un « traduire » qui peut savoir se faire « art ». Ils s'accordent pour souligner que la traduction ressort d'une re-création. Ils nous conduisent à penser que la création littéraire et la traduction ne peuvent que s'enrichir réciproquement dans leur démarche.
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BT - Les Enjeux de la traduction littéraire
PB - Publisud
CY - Paris
ER -